Les fruits et les dons de l’Esprit : Partie 16

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Le don des langues

La fois passée, on a vu le don du discernement des esprits, qui est pour identifier quel esprit est en action. On a vu qu’il y a trois possibilités pour une manifestation donnée – l’Esprit de Dieu, l’esprit du diable et l’esprit humain. Et le discernement des esprits nous aide à savoir quoi faire parce que la source nous est révélée. On lit toujours notre texte de base : « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune…à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues » (1 Cor 12 :7, 10). Aujourd’hui, on va voir le don des langues diverses. Il est dans la même catégorie que la prophétie, étant un don d’expression. Ce don nous donne la capacité « de nous exprimer dans une langue étrangère. » Il y a beaucoup de confusion autour de ce don, et beaucoup de désagréments. En fait, le débat autour de ce don est souvent très intense et votre compréhension de ce don pourra déterminer si vous pensez que les dons sont toujours pour aujourd’hui.

Alors, il y a des gens qui pensent que les dons ne sont plus pour aujourd’hui. Selon eux, ce don est simplement pour prêcher l’évangile dans les langues que nous ne comprenons pas, par manière surnaturelle. Et ils prennent l’exemple d’Actes chapitre 2 où lisons : « Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ?… Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?» (Actes 2 :7-8, 11). Là, comme signe de l’arrivée du Saint-Esprit, tous ceux qui étaient baptisés du Saint-Esprit parlaient en langues, ça veut dire les langues des autres tribus. Ils ne savaient pas ce qu’ils disaient, mais apparemment, ils évangélisaient, car les gens qui étaient de ces nations ont entendu la Parole de Dieu dans leur langue, et ils ont compris.

La nécessité du don des langues dans les églises

Selon la logique de certaines personnes, cela n’est plus nécessaire dans l’église aujourd’hui, car on peut étudier les langues pour traduire la Bible, etc. Mais j’aimerais d’abord raconter une histoire qui montre comment ce don fonctionne toujours dans ce sens aujourd’hui. Il y a des années, il y avait un pasteur anglais qui était de visite dans un pays étranger en Europe. Il avait un souci particulier, et il ne voulait pas prier en anglais, de peur que quelqu’un le comprenne et discerne son problème. Donc, il priait en langues, qui est le signe biblique accordé à un chrétien pour signifier qu’il est baptisé du Saint-Esprit. Il ne savait pas que c’était une vraie langue qu’on parlait quelque part. Il ne comprenait pas ce qu’il était en train de dire. Et ce jour-là, il priait en langues avec ardeur pendant le culte. Après le culte, une dame est venue et l’a salué dans une langue qu’il ne comprenait pas. Comme il avait une expression d’ignorance sur son visage, elle a changé de langue pour le saluer en anglais. Elle lui a dit : « Vous priiez en allemand tout à l’heure ! » Il a dit qu’il ne comprenait pas du tout l’allemand. Pourtant, elle a insisté que c’était un bon allemand et qu’elle comprenait tout ! Alors, nous voyons que ce qui s’est passé en Actes peut toujours se passer aujourd’hui.

Donc, les langues peuvent être le signe qu’on a reçu le baptême du Saint-Esprit, comme pour les disciples le jour de la Pentecôte. Mais nous comprenons aussi que ce n’est pas la seule raison pour des dons. Si c’était seulement pour évangéliser dans une autre langue, je serai d’accord qu’on n’en a plus besoin dans l’église aujourd’hui. Mais il est clair que pour l’apôtre Paul, l’interprète suprême du nouveau testament (à part Dieu Lui-même), il y avait les langues qui étaient pour l’édification personnelle, dans une langue que la personne ne comprenait pas lui-même. C’est clair dans 1 Corinthiens 14 :2 : « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. » Paul montre clairement que parler en langues n’a pas comme but seulement d’évangéliser, parce que c’est en esprit qu’il dit des mystères. Donc, ça doit être autre chose. Il continue au verset 4 : « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église. » Il fait une distinction entre les langues et la prophétie en disant qu’on s’édifie soi-même lorsqu’on parle en langues. Comment comprendre cela ? Alors, Jude le verset 20 nous aide à interpréter cela : « Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit. » Il dit que nous nous édifions nous-mêmes en priant par le Saint-Esprit. Et Paul dit qu’on s’édifie soi-même lorsqu’on prie en langues. Même si nous ne comprenons pas, lorsque nous prions, c’est l’Esprit qui prie à travers nous. Romains 8 :26 nous dit : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. »

Le pouvoir de la prière en langue

Une fois, il y avait un garçon âgé de 6 ans. À l’école, on se moquait de lui car il était le plus petit. Et quand il semblait que c’était trop pour lui et qu’il allait pleurer, il s’asseyait et il priait en langues, car il avait déjà reçu le baptême du Saint-Esprit. Quand il faisait ça, il sentait l’aide du Saint-Esprit, le courage qui montait en lui. Car l’Esprit intercédait par sa langue, même si le garçon ne savait pas quoi prier.

Trois catégories de langues

Donc, nous devons comprendre qu’il y a, en fait, trois sortes de langues :

A. Les langues reçues lorsqu’on est baptisé du Saint-Esprit. C’est le signe principal, ce qu’on voit en Actes 2. C’était même un signe aux non-croyants que quelque chose de spécial vient d’arriver.

B. Les langues qui sont un langage de prière personnelle. Cela vient avec la première, lorsqu’on est baptisé du Saint-Esprit. Et puis, il faut prier en langues chaque jour. Il ne s’agit pas de parler aux autres pour évangéliser. 1 Corinthiens 14 :5 : « Je désire que vous parliez tous en langues… » Et au verset 18 : « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous. » Donc, Paul encourage ça. Mais le don des langues concerne un 3ème qu’on n’a pas vu jusque-là.

C. Le don des langues, ce qui doit être donné dans l’église comme un message. Cela est un don spécifique, comme le don de prophétie, ou la parole de sagesse, ou la parole de connaissance. Mais il n’a pas d’utilité dans le contexte de l’église sauf qu’il soit interprété. Nous lisons dans 1 Corinthiens 14 :5 : « Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification.» Si nous nous levons, et nous parlons par l’Esprit dans une langue que nous ne connaissons pas, et que l’assemblée ne connaît pas, alors ça n’édifie pas. C’est différent du langage de prière où nous pouvons prier et même chanter en langues pour glorifier Dieu, même si nous ne le comprenons pas. En fait, on peut dire que le don des langues + l’interprétation des langues = la prophétie.

Alors, ce don des langues est donné comme un signe pour les non-croyants, comme nous voyons en Actes 2. Mais aussi nous lisons dans 1 Corinthiens 14 :22a : « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants. »

Illustration du don des langues

Une histoire pour l’illustrer. Il y a de nombreuses années, en Angleterre, un juif pieux n’était pas satisfait des pratiques de sa religion. Alors il s’est rendu un jour dans une église pentecôtiste. Il s’est assis sur le banc du fond. Pendant la réunion, quelqu’un a commencé à parler en langues et une autre personne a interprété le message en anglais. Cet homme juif était étonné.

La personne qui avait parlé en langues et qui lui était totalement étrangère s’était exprimée dans un hébreu parfait. Après la réunion, l’homme en question est venu trouver le pasteur et lui demanda : « Qu’y a-t-il en ce lieu ? – Que voulez-vous dire ? » a demandé le pasteur qui était surpris par cette question. « Pourquoi la personne qui a parlé en hébreu pendant la réunion a-t-elle cité tous mes péchés, et m’a même appelé par mon nom hébreu ? Et pourquoi cette autre personne a-t-elle tout répété en anglais ? » Sous le choc, le pasteur lui a répondu : « Personne ici ne parle hébreu, et surtout pas cet homme. »

Ne croyant pas le pasteur, le Juif s’adressa en hébreu à la personne qui avait donné le message, mais il a été bien obligé de constater que l’hébreu lui était totalement inconnu. Le pasteur a assuré à ce Juif que c’était le Saint-Esprit qui s’était exprimé par cette personne.

La conclusion de l’apôtre Paul

Donc, nous voyons comment le don des langues peut être un signe aux non-croyants, parce qu’ils peuvent être convaincu par la réalité d’une autre personne qui parle leur langue. Mais le résumé de ce passage de Paul, où il nous dit de rechercher l’amour, nous lisons dans 1 Corinthiens 14 :1 « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie… » Et puis, la conclusion au verset 39 : « Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues. » On peut avoir des interprétations différentes de certains versets dans ce passage, mais quel que soit notre interprétation, nous ne devons pas aller contre la conclusion de l’auteur, qui est Paul. Il dit d’aspirer aux dons, surtout à celui de prophétie, mais aussi de ne pas empêcher de parler en langues. Donc, ceux qui condamnent l’utilisation du don des langues dans l’église aujourd’hui doivent faire attention, car la conclusion de Paul est très claire. Si nous sommes baptisés du Saint-Esprit, il y aura l’évidence des langues, mais après ça, le don des langues est pour l’édification de l’église, s’il est interprété. Mais c’est différent du langage de prière en langues, ce qu’il ne faut jamais empêcher. Mais on ne doit pas confondre les deux. La prière en langues – pour l’édification personnelle, et le don des langues, s’il est interprété est pour l’édification de l’église.

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